Catulus – Encyclopédie

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CATULUS, le nom d’une famille distinguée de la Rome antique de la gens Lutatia. Voici ses membres les plus importants.

I. Gaius Lutatius Catulus, commandant romain pendant la Première Guerre punique, consul en 242 av.J.-C. Il fut envoyé avec une flotte de navires-zoo dans les eaux siciliennes et occupa presque sans opposition les ports de Lilybée et de Drepanum. Une flotte dépêchée de Carthage sous les ordres d’Hannon fut interceptée par le préteur Publius Valerius Falto et totalement vaincue (bataille des îles Égates, mars io, 241). Catulus, blessé à Drepanum, ne prend pas part aux opérations, mais à son retour à Rome, il reçoit l’honneur d’un triomphe, qu’il partage contre son gré avec Valère. (Voir Guerres puniques: D’abord, ad fin.). 2. Quintus Lutatius Catulus, général romain et consul avec Marius en 102 av.J.-C. Dans la guerre contre les Cimbres et les Teutones, il fut envoyé défendre le passage des Alpes mais se trouva contraint de battre en retraite sur le Pô, ses troupes ayant été réduites à un état de panique (voir Marius, GAIus). En 101, les Cimbres furent vaincus dans la plaine de Raudine, près de Vercellae, par les armées unies de Catulus et Marius. L’honneur principal étant attribué à Marius, Catulus devint son adversaire acharné. Il se rangea du côté de Sulla pendant la guerre civile, fut inclus dans la liste de proscription de 87, et quand Marius refusa de le gracier, se suicida. Il s’est distingué en tant qu’orateur, poète et écrivain en prose, et connaissait bien la littérature grecque. Il aurait écrit l’histoire de son consulat et de la guerre des Cimbres à la manière de Xénophon; deux épigrammes de lui ont été conservées, l’une sur Roscius le célèbre acteur (Cicéron, De Nat. Deorum, i. 28), l’autre d’un caractère érotique, imité de Callimaque (Gellius xix.9). C’était un homme d’une grande richesse, qu’il dépensa pour embellir Rome. Deux bâtiments étaient connus sous le nom de « Monumenta Catuli »: le temple de Fortuna hujusce diei, pour commémorer le jour de Vercellae, et le Portique Catuli, construit à partir de la vente du butin cimbrien.

Voir Plutarque, Marius, Sulla; Appien, av.J.-C. 74; Vell. Pat.

ii.21; Florus iii.21; Val. Max. vi.3, ix.13; Cicéron, De Oratore, iii.3.8, Brutus, 35.

3. Quintus Lutatius Catulus (v. 120-61 av. J.-C.), parfois appelé Capitolinus, fils du précédent, consul en 102. Il a hérité de la haine de son père envers Marius et était un partisan constant mais modéré de l’aristocratie. En 78, il est consul avec Marcus Aemilius Lepidus, qui après la mort de Sulla propose le renversement de sa constitution, le rétablissement de la distribution des céréales, le rappel des bannis et d’autres mesures démocratiques. Catulus s’y opposa vigoureusement et un compromis temporaire fut effectué. Mais Lépide, ayant levé des troupes dans sa province de Gaule transalpine, retourna à Rome à la tête d’une armée. Catulus le bat au pont Mulvien et près de Cosa en Étrurie, et Lépide s’enfuit en Sardaigne, où il meurt peu après. En 67 et 66, Catulus s’opposa sans succès, comme préjudiciables à la liberté constitutionnelle, aux lois gabiniennes et maniliennes, qui conféraient des pouvoirs spéciaux à Pompée. Il s’est toujours opposé à César, qu’il s’est efforcé d’impliquer dans la conspiration catilinarienne. César, en retour, l’accusa d’avoir détourné de l’argent public lors de la reconstruction du temple du Capitole, et proposa d’effacer son nom de l’inscription et de le priver du poste de commissaire pour sa restauration. Les partisans de Catulus se rallièrent à lui et César abandonna la charge. Catulus fut le dernier sénat princeps de l’époque républicaine ; il occupa également la fonction de censeur, mais démissionna bientôt, étant incapable d’être d’accord avec son collègue Licinius Crassus. Bien que n’étant pas un homme de grandes capacités, Catulus exerça une influence considérable par sa cohérence politique et sa sollicitude incontestable pour le bien-être de l’État.

Voir Salluste, Catilina, 35.49; Dio Cassius xxxvi.13; Plutarque, Crassus; Suétone, César, 15.

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